Bonjour, chers amis écolos

Aujourd'hui c' est à vous que je m ' adresse. Loin de moi l' idée de vous faire la morale, ni de vous instruir' sur ce qu' est Dame Nature. De vos études en tirez beaucoup plus que moi de ma simplette existence, et de mon peu d' expérience. En commun nous avons tout de même plusieurs choses: l' amour et la passion de la nature, la volonté de la protéger, nous sommes donc sous le même joug, mais comme la nature ne nous est pas toujours agréable, vous êtes les boeufs et je suis l' âne . Mal équilibré, notre attelage tire de dia à huo, mais vous êtes les plus forts. Je me laisserai donc traîner rassemblant mes forces pour vous ralentir, le temps pour vous de lacher vos bouquins et d' observer de plus près la Grande Dame ou plutôt ce qu' il en reste, et de réfléchir à ce que vous n' avez pas connu. Vos livres sont très beaux et votre idéal très noble.
D' une nouvelle génération, voulez régir l'âme de notre planète, elle ne vous appartient pas, la nature est à tous, le plus sage serait de l' aider et non de la commander, vous aurez déjà fort à faire. Arrêtez de clamer qu' elle est bien faite, où si cela est, laisser la vivre à sa guise. Si de vrais parents vous êtes, occupez vous de choyer et de protéger ce que vous avez, avant d' adopter d' autres bébés, et dans les rivières, les poissons n' ont pas d' aile, et n'ont besoin de votre aide, ils nagent mieux que vous, et il en est de même pour le lynx, le loup et l' ours, qui eux ont des pattes est peuvent d' eux même conquérir leur espace. Protégez plutôt, l' homme, victime de son éducation, il n' a jamais pu se faire à certaines cohabitations, c' est aussi dans sa nature.


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Seulement pour le souvenir:
    Ce n' est pas nostalgie que de se souvenir de ce vieil arbre planté, au coin d' un bois, en bordure d' un pré, écorché par les uns, écorché par les autres, écorché par les ans, et par les animaux. Sur le bord des chemins certains très fiers se redressaient, d' autres faisaient la tête, quand d' autres finissaient leur vie, très précieux ceux-ci avaient logés des centaines d' hôtes...du freux à la l' « agasse », en passant par le merle, et le pic et le geai, chats harets et sauvages, et autres quadrupèdes, martres, fouines ou putois.
    Sans oublier non plus, les tilleuls bordant les chemins, les pommiers sauvages, les ormes aussi disparus.
Se souvenir aussi de ces deux petites oreilles et de museau pointu, sortant du talus ........et laissant apparaître une paire d' yeux malicieux et cette petite tête qui se rentrait dans l'herbe sèche au moindre geste, c'était la belette.
    Les pies qui jacassaient dans les buissons bordant chemins caillouteux, voletant d' une branche à l' autre au passage de mon troupeau et figées lorsque s' était mon tour de passer, je me plantais les genoux dans la boue ou sur une pierre, de préférence recouverte de mousse, j' attendais l' instant ou je pourrais admirer, leur corset de plumes noires, et d'un bleu-vert métallique.
Les corneilles et leur tour de cou, qui brillait au soleil
Le lapin dans sa garenne, rapide et malicieux
Les renards, ou roux ou argentés
Le faisan fier, le cou tendu, la tête haute et le bec en avant, se défilant dans les fougères ou le long d' une haie
La caille, le perdreau, l' alouette
Le grillon aux mille et une facettes
Le lièvre que l' on voyait détaler dans les prés, disparaître et réapparaître sur la butte
Les buses, milans et busards, gris, noirs, ou gris blanc et terminés de noir
Les couleuvres ondulant dans les prés
Les geais qui dès l' aube passaient, prenaient un petit repos, avant de s' élancer de l'autre côté de la vallée
Les vols de pigeons, dix, vingt, cent, mille, qui sifflaient de leurs ailes au dessus de nos têtes
Les sansonnets, les litornes, draines, sapinettes qui rappellaient l' automne
Les toiles d' araignée, de givre ou de rosée
Les centaines de petites sauterelles,grises ou vertes, qui sautaient, sautaient devant nous, à chacun de nos pas
Faites la part douce à vos enfant, plutôt que de les emmener voir le loup, ou l'ours, espèces de plus en plus répandu dans notre société, apprenez leurs le cris de la souris  pour appeler la belette ou l'hermine, d'un brin d'herbe souple armez vous pour faire sortir le grillon de sa cachette, une écorce de merisier ou une feuille de lierre pour rallier le geai.

Qu'avez vous vu de tout ça cette année?


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