Site de Michel bourdy:

Ou est il mon Château Chalon, à moi ?

Il est toujours là, mais il a bien changé, on lui a refait la façade.Fini les portes de granges qui abritaient les hirondelles, les moineaux qui nichaient dans les murs de pierres sèches, les poules qui picoraient dans les rues, les sureaux aux alentours des jardins.
Fini les vaches à l’ abreuvoir, les attelages de bœufs et de chevaux, le son des clochettes qui pendaient au cou des vaches que l’on emmenait à la pâture.
Fini, l’odeur du foin, de la paille, de la moisson, l’ odeur de terre quand on ramenait dans la brume de l’ automne, betteraves. pommes de terre.
Fini l’ odeur du lait, du petit lait, du fromage, de la vendange.
Fini le cliquetis du treuil des déchargeuse, les clics et les clacs des vis de pressoir
Fini l’ odeur de la craie à l’ école, de l’ encens a l’ église, et Notre Dame a perdu le rebord de son couvre chef qui abritait les promeneurs surpris par la tornade.
Si les chapeaux reviennent de mode, on a perdu paletots, sabots, bérets, casquettes et ceintures de flanelle.
Fini la forge et son travail, et l’ odeur de la corne. La boucherie et l’ abattoir aussi ont fermer leurs portes, et le magasin de l’ Ersilie, le casino…
Fini aussi les grandes discussions à la sortie de la messe, celles du matin et du soir, à la coulée, sur la place du chalet.

M.Bourdy

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