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Ou
est il mon Château Chalon, à moi ?
Il
est toujours là, mais il a bien changé, on lui a
refait la façade.Fini
les portes de granges qui abritaient les hirondelles, les moineaux qui
nichaient dans les murs de pierres sèches, les poules qui picoraient
dans les rues, les sureaux aux alentours des jardins.
Fini
les vaches à l’ abreuvoir, les attelages de
bœufs et de chevaux, le son
des clochettes qui pendaient au cou des vaches que l’on
emmenait à la
pâture.
Fini,
l’odeur du foin, de la paille, de la moisson, l’
odeur de terre quand
on ramenait dans la brume de l’ automne, betteraves. pommes
de terre.
Fini l’ odeur du lait, du petit lait, du fromage, de la
vendange.
Fini le cliquetis du treuil des déchargeuse, les clics et
les clacs des vis de pressoir
Fini l’ odeur de la craie à l’
école, d e
l’ encens a l’ église, et Notre Dame a
perdu le
rebord de son couvre chef qui abritait les promeneurs surpris par la
tornade.
Si les chapeaux reviennent de mode, on a perdu paletots, sabots,
bérets, casquettes et ceintures de flanelle.
Fini
la forge et son travail, et l’ odeur de la corne. La
boucherie et l’
abattoir aussi ont fermer leurs portes, et le magasin de l’
Ersilie, le
casino…
Fini aussi les grandes discussions à la sortie de la messe,
celles du matin et du soir, à la coulée, sur la
place du
chalet.
M.Bourdy
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