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chateau chalon le froid pignon








Un plafond avant passage de subventions

16 – 17 septembre 2006 Journées patrimoine

Comme souvent je le fais, une balade à travers rues et ruelles est programmée haujourd'hui pour cette journée patrimoine. Je m’ élance donc à l’ assaut du temps. Me souvenant qu’ un des fleurons de Château Chalon est le Froid Pignon , maintenant paré de subventions je décide donc de faire une petite visite à ce superbe édifice. Un soleil radieux inonde la place, une multitude d’ ombres et de lumières jouent avec la bâtisse, l’ église et les platanes. C’ est merveilleux, je me décide enfin à gravir les quelques marches de pierre qui me séparent du temps, du temps d’ avant et d’ un temps que j’ai à peine  connu et que les plus jeunes ne peuvent pas connaître. Je sais que nos élus et nos intellos d’ outre bureau ont dû nous préparer une surprise (comme c’est leur habitude) à l’ occasion de cette grande manifestation. D’ autre part le matin j’ avais vu sortir le PRESIDENT de la Communauté de Commune, (légèrement courbé sous le poids des responsabilités) qui je pense avait fait les derniers réglages et dernières mises au point, avant de faire cracher le feux des projecteurs sur ce qui fait partie de notre passé. (pas de projecteur, je comprendrai plus tard que nos metteurs en scène avaient voulu rester discrets et modestes) Je vais enfin retrouver une partie de ce cher passé, restauré et patiné à la brosse en poil d’ euros. Le cœur serré, je me décide à passer le seuil, avance lentement dans la grande salle, me plante au beau milieu, et d’ un regard intéressé, scrute largement tout ce qui m’ entoure. En un instant je me sens transporté dans un autre monde, et là, force est de reconnaître qu’ ils ont fait fort: était exposé, un silence à vous faire éclater les oreilles, -seul ici : le bien être- puis sur les quelques dizaines de mètres carrés de la salle, était exposé le néant, le même qui existe depuis la nuit des temps, si vous ne connaissez pas, dommage… c’ est terminé, la porte sera fermé aux touristes d’ arrière saison. ( manque de fond je pense, surement…)

Merci ! j’ ai enfin compris qu’ avec beaucoup on peut faire peu (chapeau) et quand je pense que je suis parti de zéro et ne suis arrivé a rien…(un semblant de parcours commun qui me réconforte, arrivé à contre marche sur le même pied d’ égalité). Mais la visite ne s’ arrête pas là: planté au milieu de cette salle, pivotant sur moi-même, je découvre encore des beautés préservées. Profitant de mon œil exercé, j’ aperçois la lumière qui semble jouer avec les fenêtres et les rayons du soleil à la recherche d’ un ancien parquet de chêne, de dalles de pierre, d’une boiserie oubliée, ou du manteau de l'ancienne cheminée et de son épaisse plaque de fonte noire.

Sur les murs, je ne chercherai point, le crépi à la chaux, où le plâtre jauni, seuls quelques panneaux soigneusement joints pour cacher la misère d’ antan. Devant cette palissade se dressent fièrement sur des supports d’ alu, des couleurs fades représentant la région et ce qu’ il serait bon de visiter pour le bonheur du commerce local. Les pigeons, voyageurs de l’ été, se sont ils laisse plumer ? Nul doute que je le saurai au prochain arrivage des impôts locaux, nul besoin d’ ouvrir l’ enveloppe, une oreille perdue dans un coin de rue m’ annoncera bien la nouvelle...

Enfin je me décide à quitter cet endroit de rêve où rien ne peut détourner l' attention, et me décide de monter à l' étage. Le souffle un peu coupé, le coeur battant la chamade, je décide donc de prendre l' ascenseur. j' appuie sur le bouton, j' appuie encore, rien ne vient, normal pour une journée patrimoine d' éliminer au maximun le sifflement de cette machine infernale des temps contemporains, au risque de nous faire oublier le pas des chevaux de nos nobles chevalier.(c' est plus tard que j' apprendrai que l'ascenceur ne marche pas et qu' il n' a probablement jamais marché).J' arpente donc les quelques marches me séparant d' une ou de plusieurs salles, l' inconnu pour moi qui n' y a pas mis les pieds depuis les travaux  de restauration. Là m' attendait un superbe plafond aux poutres dégarnies, laissant apparaître entre chacune d' elle, une superbe charpente................ J' en ai même oublié le sol en béton et les gaines sensées amener l' électricité à je ne sais qui et pour je ne sais quoi. Puis ma visite se poursuit dans l' ancienne cave voutée, elle encore intacte. Je dois finalement attendre de poser ma tête sur l' oreiller, pour visiter ce pratrimoine futur proche, restauré de plus de:

550 000 € 

Cinq cent cinquante mille euros

 En attendant les habitants autochtones et allochtones sont ravis, bienvenue à Château Chalon

J' espère que cette rénovation sera suivie par des gens compétants et justes. je compte sur eux.

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